Nous approchons de l'hiver et nous pouvons encore observer les derniers représentants d'espèces qui étaient florissantes au coeur de l'été.

sympetrum spSur notre terrain, quelques vieilles femelles de Sympetrum viennent nous rendre visite. Passablement décolorées, les ailes usées, difficile d'en déterminer l'espèce!

Je n'observe que des femelles alors que, sur un étang assez proche, on trouve encore des mâles (ayant l'air plus frais). Serait-ce des mâles éclos tardivement et qui restent aux abords des eaux dans l'espoir d'un accouplement? Et les femelles, s'étant certainement déjà reproduites, ne sont plus attirées par les pièces d'eau?

 

 

 

 

 

 

Stethophyma grossumDans le même ordre d'idée, toujours au bord de cet étang, je n'ai trouvé que des mâles de Stetophyma grossum, le criquet ensanglanté. Et pas une seule femelle, alors que les mâles se rencontraient par dizaines?

Les femelles sont manifestement toutes disparues. Serait-ce l'énergie nécessaire à la ponte qui les épuise?

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, toujours au même endroit, quelques rares individus éphémères étaient encore présent (septembre 2016),

ephemera danica

Ces animaux m'étonnent toujours avec leur tête si particulière ne possèdant ni bouche, ni appendices buccaux (palpes, labium et co).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mante religieusePour revenir chez moi, je rencontre en automne de nombreuses mantes sur notre terrain. Habituellement, les individus de couleur verte sont plus nombreux que les marrons. Mais cette année, ils étaient sensiblement en nombre égal. Quel en est le déterminisme?

 

Je trouve les individus de cette couleur encore plus beaux que ceux de couleur verte.

Cette femelle est en position d'intimidation (défense), ailes étalées.

C'est notre chat qui l'a "embêté"; j'en ai profité pour en faire quelques photos puis l'est posée en sécurité dans un buisson.

Mante religieuse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Phaneroptera nanaToujours en cette saison, plusieurs espèces de sauterelles "vertes" se rencontrent dans notre jardin. Cette année a vu l'apparition de Phaneroptera nana, en plus des P. falcata habituelles.

Pas toujours faciles à différencier. Le meilleur (le plus simple) critère reste sans doute la forme des lobes latéraux du pronotum qui sont plus hauts que larges chez P. nana et l'inverse chez P. falcata.

Très étragement, j'ai trouvé ma première P. nana sur une feuille de curcuma. Elle y est restée pendant des jours (devait bouger la nuit).

J'ai essayé de la mettre sur un buissson touffu distant de quelques mètres, mais 5 minutes plus tard, elle était revenue à son poste.

La seconde que j'ai trouvée était posée sur les feuilles hautes de verveine citronnelle. En la taquinant pour la faire bouger, j'ai observé qu'elle se déplaçait uniquement sur les feuilles hautes, très vertes, et jamais sur les inférieures, plus jaunâtres.

Donc, en fait, P. nana recherche pour son poste de jour, où elle reste immobile, des feuilles ayant une couleur se rapprochant le plus possible de sa robe... ce qui est bien visible sur la photo.