J'aime bien revoir chaque année les mouches du genre Bombylius, sorte de nounours modèle réduit, facilement reconnaissables à leur vol, au bruit qu'ils font ou leur comportement.

En particulier, ils aiment bien, par moment, voler sur place dans un secteur de superficie réduite. Ils restent sans bouger (sauf les ailes évidemment!) quelques secondes puis brusquement se déplacent de quelques dizaines de centimètres pour recommencer leur vol stationnaire. J'ai remarqué que certaines zones du terrain étaient privilégiées pour ce comportement.

En tous cas, je me suis dit que c'était le moment d'essayer de faire des photos.

Pour cela, il faut privilégier la mise au point manuelle (ou du moins la pré-mise au point) car l'autofocus vous donne généralement l'arrière-plan... et non le Bombyle. Je fais une mise au point sommaire sur lui puis appuie sur l'autofocus pour la parfaire. Vous n'avez que peu de temps pour réaliser cela car le Bombyle disparait rapidement du viseur.

Heureusement que la photo est maintenant numérique, car il aurait fallu brûler beaucoup de Kodachromes et on aurait hésité face au prix... Tandis qu'aujourd'hui, on se contente d'effacer toutes celles qui sont ratées.Droite

Bombylius cruciataBombylius cruciata

Sur celle de gauche, l'insecte est en position de vol "normale" avec les deux pattes postérieures non rabattues sous l'adbomen mais écartées et relevées de chaque côté du corps.

Sur celle de droite, il profite du vol stationnaire pour se nettoyer les pattes...

 

 

 

Autre habitant que j'aime revoir, c'est le papillon Pterophorus pentadactyla (famille des Pterophoridae) aux allures de fantôme avec son corps et ses ailes blanches à la structure bien particulière, comme emplumées. Bon évidemment, ce n'est pas avec un telle attirail qu'il pourra faire des vols au long court.

Pterophorus pentadactylaA ce tableau, il faut rajouter des longues pattes grêles, munies d'éperons aux articulations qui nous renvoient aux longs doigts crochus de Frankenstein...

Pterophorus pentadactyla

 

 

 

 

 

 

Pour finir, une photo de la chenille du remarquable papillon Papilio machaon.

Il est habituel d'en trouver dans le jardin, généralement dans mon aneth ou le fenouil. Mais là, elle est sur un pied de Rue (Ruta graveolens). D'une part, je ne savais pas qu'elle pouvait se développer sur une rutacée mais la Rue des jardins (ou fétide) produit un latex agressif. Comment fait la chenille?

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